Printemps épisode 2 : le jeûne

Ca y est tout le monde a rangé ses placards? Vous évoluez dans votre nouvel espace avec grâce? Vous trouvez que ça manque de chaussettes en boules et de petites voitures qui s’incrustent dans la plante du pid (ça fait mal) ? Vous cherchez un nouveau défi à la mesure de vos moyens ?

Je vous propose de passer à notre nouvelle expérience : le jeûne.

Les bienfaits supposés seraient : détoxification profonde de l’organisme, augmentation de l’espérance de vie, lutte contre certaines maladies, meilleure régulation de l’appétit, diminution des graisses et augmentation de la masse musculaire, meilleure clarté d’esprit etc. etc. On lit aussi pas mal de choses contre, que je vous cite par souci d’honnêteté : risque de carences, reprise de poids, stress pour l’organisme, et puis qui peut croire à toutes ces expériences faites sur des souris innocentes?

D’un naturel curieux, j’ai décidé de voir par moi même. Cet hiver, emballée par la vie de Sainte Catherine de Sienne,  j’ai donc acheté ce très beau livre qui vous explique quand, comment et pourquoi jeûner (avec des idées de recettes – ha ha). Et emportée par mon élan j’ai décidé de jeûner 24h.

Verdict : ça ne m’a pas du tout réussi. J’étais crevée, j’avais mal à la tête, une haleine de chacal,  et je ne me suis pas sentie tellement mieux après. Je n’ai donc pas entrevu la merveilleuse clarté d’esprit que l’on est sensé ressentir, ni le sentiment de communion avec les petites fleurs et les nuages.

Peut-être que je n’avais pas respecté toutes les consignes du livres  : diminuer les aliments riches et le café quelques jours avant, se reposer, se réalimenter avec des aliments chiants (comme un bol de riz ou des pommes cuites)…et tenir plus longtemps que 24h (il paraît qu’on ressent les bienfaits du jeûne le troisième jour). J’en ai déduis que le jeûne long (croyez moi, un jour sans manger, c’est long, très long), ça n’était pas adaptée à ma vie, ça nécessitait de n’avoir pas de travail, pas d’enfants et sans doute d’habiter dans un endroit retiré du monde, sans boulangeries ni saucisson sur ma route. Le jeûne a donc rejoint la longue liste de mes expériences naturopathiques non abouties (comme manger du radis noir), et mon livre a retrouvé sa place dans mon étagère entre « Se soigner par les légumes » du Docteur Jean Valnet, et « Les secrets des jus de légumes ».

Puis au gré de mes pérégrinations sur internet, j’ai lu des tas de trucs sur le jeûne intermittent, et là je me suis dit que ce serait plus à ma portée. Il y a plein de formules de jeûnes intermittent, donc certaines sont TRES compliquées – et visiblement destinées à des mâles alpha qui aiment faire de gros tableaux excel, j’ai opté pour la méthode des flemmards : sauter le petit déjeuner. (Eh oui, tel Monsieur Jourdain, vous pratiquez peut-être déjà le jeûne intermittent sans le savoir!).

Comment ça marche? Il faut essayer de rester 16h sans manger et ensuite on a le droit de manger sans limitations pendant les huit heures restantes. Par exemple on mange entre midi et huit heures du soir, et pas le reste du temps. Le plus facile c’est sans doute de sauter le petit dej, mais si on n’a pas trop de contraintes sociales on peut aussi s’entraîner à sauter le dîner.

Moi j’ai commencé ce matin ! C’est pas encore la folie côté clarté d’esprit, ni beauté de la peau (j’ai un gros bouton sur le front), mais je vais essayer de continuer pendant un mois et de vous raconter si je vois une différence.

Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez tapez sur google « intermittent fasting », mais svp ne regardez pas les images. De mon côté j’essaierai d’arrêter avant d’en arriver là.

 

 

 

 

 

4 réponses

  1. Je pense que pour le jeune je vais passer mon tour (quand je ne mange pas de beurre de cacahuetes le matin je suis en hypoglycémie et je mors tout le monde).
    Par contre pour détoxifier son intestin il y a un truc qui marche bien (bien sur je n’ai pas essayé car j’ai peur de la chute « coup du lapin » mais selon un gang de yogis de ma fréquentation c’est tres agréable): le poirier journalier.
    De cette maniere les bouts d’aliments mal digérés moisissant depuis des années dans les tréfonds de l’estomac peuvent (grace a la gravité) se décoller de la paroi et remonter vers le haut de la poche afin de se faire attaquer dans les regles de l’art par les sucs gastriques.

    • Je suis pas convaincue par le jeûne pour l’instant…d’ailleurs les matins où je fais du sport je vais carrément relâcher la discipline. Oui il paraît qu’il faut se mettre sur la tête tous les jours, dixit ma prof de yoga. Je suis comme toi un peu stressée par le poirier, mais je fais des chandelles en faisant briller un diamant bleu au fond de ma gorge (hyper important le diamant).

  2. On parle de jeûne, alors je commente… J’ai pratiqué le jeûne d’une semaine, dans la montagne, à marcher et à vivre en communauté avec des gens sympas, plus ou moins allumés quand même (mais très sympas). Et bien, gros spoiler, j’ai eu faim toute la semaine. Mon ventre n’a pas cessé de gargouiller et j’étais hyper faible pendant bien une semaine après (de toute manière, faut reprendre trèèèèès doucement).
    Je reste contente de l’avoir fait (en mode un peu warrior qui suscite l’admiration des autres, j’avoue), mais bon, faut savoir dans quoi on s’engage. Quant au jeûne intermittent, je trouve que c’est pas mal de marquer une pause dans son alimentation (mais surtout quand on a trop mangé la veille)…

    • Ah oui la semaine de jeûne ça m’a toujours tenté, mais ça me fait un peu peur aussi il faut dire. Merci pour le témoignage « réaliste » (tous ces gens qui disent qu’ils ont vu la lumière et qu’ils n’avaient « plus faim du tout », ça m’a toujours laissée sceptique). En ce moment j’aimerais bien retenter des jeunes courts genre 24h mais avec la vie de famille c’est duuuur…

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