Smaller habits, bigger results

Je sais pas vous mais moi j’alterne les périodes où je suis Gwyneth Paltrow (calme et compréhensive avec les enfants, jus de carotte au réveil, footing tri-hebdomadaire, méditation sur un coussin) et celles où je suis…moi (régime café/bière, zéro sport, et Cruella avec les personnes de moins de 1m30 qui ne respectent pas les règles pourtant simples de notre établissement : « pas de course à pied en intérieur, pas d’émission de son à plus de 230 décibel, et pas de curage de nez en public »). Il suffit d’une période un peu chargée au boulot, d’une mauvais conjuration astrale ou hormonale, ou tout simplement d’un bon coup de flemme, pour que toutes mes bonnes habitudes patiemment acquises disparaissent en un clin d’oeil. A ce sujet, on lit un peu partout qu’il suffirait de 21 jours ou 30 jours pour recâbler suffisamment nos neurones, et installer durablement une habitude, eh bien c’est FAUX. Arrêtez de croire tout ce qu’on lit sur internet, même lorsque ces faits sont soutenus par une obscure étude dans une revue de psychologie.

Pas découragée pour autant, je me suis mis en quête sur internet de conseils sensés et je suis tombée sur ça:

habits

 

Si vous voulez vous épargnez les 4 dollars de l’édition kindle, ou que vous ne parlez pas anglais, je vous en donne la substantifique moëlle.

Choisissez pour l’habitude que vous voulez mettre en place, un seuil ridiculement bas, pour que l’accomplir quotidiennement ne vous pose aucun problème.

Par exemple : lire une ou deux pages par jour, méditer une minute, faire une seule posture de yoga, écrire 50 mots, classez un papier, travaillez pendant 5 minutes, jouer 3 minutes du piano, apprendre 1 mot de vocabulaire d’une langue étrangère etc. etc.

Vous voyez l’idée.

Pourquoi ça marche (d’après l’auteur – de mon côté, je suis encore en phase expérimentale) :

Pour vous la faire brève, dans notre cerveau s’affrontent deux forces : Milou rouge (le système limbique), et Milou bleu (le cortex préfrontal). Le cortex préfrontal c’est celui qui vous dit « Ce matin je vais courir », ce à quoi le système limbique répond en général : « Ok mais on reste encore 5 mn sous la couette ». Bizarrement, ce vilain système limbique, aidé par de puissantes réactions hormono-neuronales datant du Paléolithique, gagne plus souvent que de raison la partie. Ce que Stephen Guise explique, c’est qu’il faut tromper l’ennemi au lieu de s’épuiser.  Par exemple, en choisissant de faire quelque chose de tellement facile, qu’il ne se sentira pas en danger. Au lieu de vous dire « Je vais courir une heure de 6h à 7h », vous vous dites « J’enfile mes affaires de sport, et si vraiment j’ai pas envie, je me recouche » (déjà plus acceptable, cela dit si c’est encore trop dur, tentez « j’enfile une chaussette de sport sous la couette »).

1. Comme les habitudes choisies sont ridiculement faciles, vous les ferez tous les jours, et donc cela conditionnera votre cerveau. Le comportement que vous essayez de mettre en place (vous asseoir sur votre coussin de méditation, vous mettre à ranger, ouvrir un livre) ne déclenchera plus de montée de stress inconsidérée.

2. Parfois il suffit de commencer quelque chose, pour en fait s’y mettre pour de bon. Ca s’appelle l’inertie.

3. Avec le temps vous aurez un déclic, et vous augmenterez sensiblement les doses.

C’est tout ? D’après lui, oui. Par contre il ne faut pas tricher, il ne faut pas choisir quinze trucs en même temps, il faut être patient (oui parce qu’en lisant une page par jour, Guerre et Paix ça vous prendra quand même dans les trois ans), et il faut rester sur des seuils ridiculement faciles MEME quand on commence à faire des progrès.

J’avoue que je me suis emmêlé les pinceaux avec ma liste d’habitude (j’ai déjà pas suivi le premier conseil, qui était de ne s’attaquer qu’à deux ou trois habitudes max), mais l’approche me parait simple et prometteuse. Si vous voulez en savoir plus (et trouvez des idées d’habitudes ou voir quelle tête a l’auteur), vous trouverez plein d’exemples et de conseils sur le site de mini habits.

4 réponses

  1. Moi ce que je fais, c’est la méthode « pilotage automatique ».
    Par exemple fut une époque ou la simple pensée d’un big mac me faisait saliver et du coup si jamais j’avais eu une journée pourrie et que je passais devant un mac do je me disais « allez tu peux bien t’accorder un hamburger, slurps ronron » (ouai je suis grassouillet dans l’ame…).
    (je sais pas s’il y a de la drogue dans les mac do ou quoi? parce que ces steaks sont completement contraires a mes valeurs et pourtant je les trouve tellement bons que quand je pense a eux je perds tout sens critique)
    Bref donc du coup ce que je fais, quand je passe devant un mac do, c’est que je laisse mon cerveau se faire des films tout seul (je le laisse imaginer qu’on va rentrer dans le mac do, commander et croquer a pleines canines dans les frites)
    Et pendant ce temps la je laisse mes jambes avancer toutes seules et dépasser le mac do.
    Ca marche bien parce que mon cerveau, comme il est dans l’anticipation du plaisir de manger, est tout dans la joie de la projection, et ne calcule pas que bah en fait on s’éloigne du restaurant (mon cerveau est débile).
    Du coup a un moment mes pas m’ont porté trop loin et c’est trop tard pour faire demi tour (c’est la que ma paresse naturelle est pratique).

    Je sais pas si mon explication fait sens mais c’est ma petite technique! (marche aussi pour la piscine en hiver)

    • Pas mal la technique ! Malgré Michael Pollan et tous les articles sur la viande en batterie, je craque régulièrement pour un bon gros Mac Deluxe, et ses copains les nuggets. Mais de moins en moins cela dit.

  2. Bon d’accord. De toute façon j’avais envide m’y mettre.
    J’ai choisi mon smaller habit (rikiki même, pour pas me décourager et faire une dépression en cas d’échec) :
    Ne pas me tenir comme une gaufre sur mon siège au bureau ». C’est Sylvain, mon chiropracteur qui me supplie d’y penser, toutes les heures, rectifier sa posture. On fait un bilan bientôt ?
    Ah oui et j’ai aussi décidé de diminuer la dose de sucre que j’avale chaque jour, un sucre au lieu de 2 dans mon bol de l’ami du petit déjeuner, j’ai commencé aujourd’hui.
    Dis donc, je serai pas venue là pour rien.

    • Ah oui présentement je suis affalée comme une huître sur ma chaise de bureau pas du tout ergonomique alors qu’on sait tous que rester assis TUE et je viens de me redresser illico. Je vais me mettre un post it tiens. Bravo pour le sucre ! J’ai arrêté depuis un mois sans trop de problème et franchement ça vaut le coup!

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