Et toi tu manges comment?

L’alimentation, c’est comme le look, on a des périodes honteuses (époque MacDo-Tagada suite à une rupture amoureuse, plus dix kilos sur la balance) , on expérimente des tas de choses (le régime crétois, le régime raisin only, le régime côte de boeuf à tous les repas parce qu’on a un petit ami qui aime la viande), on renonce à l’impossible (manger du kale ou du radis noir), et…on finit par trouver les règles qui nous conviennent. Moi, ça donne ça:

OmnivoresDilemma_full

  1. J’ai lu The omnivore Dilemna de Michael Pollan (un livre que je vous conseille absolument) et j’ai déclaré la guerre aux grandes surfaces et à l’industrie agro alimentaire. Une règle simple : si on produit est vendu emballé sous du plastique et qu’il contient une liste d’ingrédient longue comme le bras : on n’y touche pas. Dans le pire des cas il sera bourré d’additifs plus ou moins toxiques, et de sucres cachés. Dans le meilleur des cas, il sera vidé de sa valeur nutritive. Une règle simple : un aliment sain est vendu sans emballage. Oui, même s’il est bio.
  2. Je saute un repas quand je n’ai pas faim, même le sacro saint petit déjeuner. Jeûner sur une courte période ne fait pas de mal à l’organisme, bien au contraire, il aide le corps à se détoxifier, et sur le long terme il régule l’appétit. A condition bien évidemment de ne pas se jeter sur la boîte de cookies au prochain repas.
  3. Je n’ai plus peur d’acheter des légumes compliqués (toi le légume ancien à la coque incassable dont je ne connais pas le nom) même si je suis une cuisinière nulle et que j’ai zéro temps pour préparer les recettes qu’on voit sur les blogs végan (le mille feuille aux quatre choux et au tartare de tomates par exemple). Deux options, soit le légume se mange cru, et j’en fais une salade. Soit je ne sais pas quoi en faire et dans ce cas, je le jette dans mon extracteur de jus, ou dans une grosse marmite d’eau bouillante où il cuira avec ses amis, les autres légumes pour finir mouliné en soupe.
  4. Je mange le plus souvent possible des aliments pas glamour du tout comme l’ail cru, l’oignon (et là tout de suite vous avez moins envie de me rencontrer) qui sont excellents pour le système immunitaire et plein d’autres choses.( Mais toi le radis noir hyper déprimant, il faut avouer que tu finis souvent vieux et flétri dans le fond de mon frigo).
  5. Je ne mange pas pour me remonter le moral, ni oublier la dureté de la vie, ni rentrer dans un hypothétique 36, mais avant tout pour être en forme. Je vérifie donc que mon alimentation me permet de bien dormir et me sentir en forme.
  6. J’essaie régulièrement des modes alimentaires variés : j’ai testé le raw foodism (on mange cru), la cure de jus (on ne tient pas longtemps), le jeûne (hyper pratique pour la vaisselle), le régime paléo, l’alimentation sans gluten ni lactose (je suis devenue accro au lait d’amande). En ce moment j’essaye de supprimer le sucre totalement. Surtout parce que cela bouscule ma routine me permet de remettre en question mes habitudes, et puis je découvre toujours des aliments ou des recettes nouvelles (enfin surtout des aliments parce que les recettes vous aurez compris que ce n’est pas mon genre).
  7. Je fais beaucoup plus attention quand je mange dehors : fini le fast food ou la brasserie parisienne qui sert des plats Metro décongelés. A la place je suis devenue ultra difficile : soit un bon restaurant où je suis sûre de trouver des très bons produits cuisinés sur place, soit un Cojean. Mais en toute franchise il m’arrive de déraper et de franchir le seuil d’un mac do (on ne guérit pas de vingts ans d’addiction comme ça).
  8. Je lis régulièrement des blogs de fous alimentaires (souvent des américains) où je découvre des tas de recettes que je ne ferai jamais (du style tarte au pomme à la farine de manioc) super bien photographiés qui me font rêver, puis je retourne manger une carotte crue.
  9. Quoiqu’il arrive je mange toujours du Saint Nectaire et du comté de 18 mois.

2 réponses

  1. Ah c’est rigolo moi aussi j’ai lu Michael Pollan (food rules: an eater’s manual) et depuis je me prends pour la référence qualité prix en matiere d’aliementation.

    J’ai eu ma phase « je mange mes fruits et légumes crus car cuits ils perdent tous leurs bienfaits » mais je trouve qu’au niveau du transit intestinal ca se passe assez mal alors j’ai du renoncer.

    Par contre pour les radis noirs j’ai une petite technique de derriere les fourrés: je les rape et je les mets dans une salade d’endives (avec huile d’olive, vinaigre, graines qui me tombent sous le coussinet (noix ou sésame), oeuf dur) et ca passe tranquillou.

    • C’est clair, le cru ça ne marche qu’un temps (le temps de frimer au bureau avec sa boîte de noisettes). Merci pour le truc du radis noir j’y penserai, je crois que c’est son allure qui me déprime un peu, c’est vraiment le Gollum du légume, mais bon il faut arreter de juger sur l’apparence.

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