Mars

Salut les amis,

Je m’aperçois que j’ai un peu fait mon Terence Malik du blog. Six mois sans nouvelles….Entre temps des millions de bots russes ont mis des pubs pour le Viagra en guise de commentaire (est-ce que quelqu’un ici sait comment faire marcher Akismet, je veux dire vraiment?), et pas mal (quelque millions) de lecteurs éplorés m’ont suppliée de reprendre (un peu comme quand Conan Doyle avait tué Sherlock Holmes). Bref. Je ne vais pas me la jouer candidat à la présidentielle de 2017, et je préfère ni me justifier pour mon long silence, ni vous balancer des promesses de campagne foireuses, telle que « promis maintenant j’écrirai toutes les semaines », mais je vais quand même vous donner quelques nouvelles.

Alors d’abord, oui, je me suis alignée sur le départ de la Sainté Lyon, en pleine nuit, entourée de quelques milliers de candidats, majoritairement masculins en chaussettes montantes (en trois ans de course à pied, je n’ai toujours pas compris à quoi diable servaient ces chaussettes), et en tenue moulante. De mon côté je pensais avoir tout prévu : les chaussures spéciales trail (on prononce « traïllle », ne me demandez pas pourquoi), achetées une fortune sur i-run, la tenue spéciale trail, achetée une fortune au Vieux Campeur (oui c’est bien l’apôtre de la non consommation qui vous parle), une motivation à toute épreuve soutenue par de vieux souvenirs de performances diverses (alpinisme, marathon…) tous dans les années 2000 ou 90 mais qu’importe ! J’avais tout prévu sauf de manger correctement la veille de la course, et le jour même, et c’est victime d’un estomac défaillant que j’ai du abandonner au 52 ème kilomètre (oui, 52, quand même, même si dans le monde du trail, c’est considéré comme une simple distance d’échauffement). J’ai donc fini avec quatre kilos en moins (que j’ai repris illico), pas de t-shirt finisher, et malgré tout l’envie de recommencer (on est idiot, ou on ne l’est pas).

Sur le reste je pratique le yoga avec assiduité, je pense que c’est un des seuls aspects du monde moderne qui ne soit pas à jeter totalement à la poubelle.  Surtout je milite à l’AFCIA, et j’en suis très fière.

Bon et sinon j’essaie toujours d’écrire un roman. C’est la première fois que je persévère dans un projet  (je veux dire plus de deux chapitre), ce qui me permet d’expérimenter les joies de l’écriture : dépression sévère (je ne vaux rien, autant se jeter sous un pont), mégalomanie (je suis en train de révolutionner le roman moderne), re-dépression (je crois que j’ai déjà lu tout ça quelque part), résolution de la dernière chance (bon finissons au moins quelque chose avant que mon congé se termine). Franchement, à côté de l’écriture, la Sainté Lyon, c’est une joyeuse promenade.

Déjà, les jansénistes avaient raison : il y a ceux qui sont doués pour cela et les autres. Quand vous appartenez comme moi au second groupe, il ne vous reste plus qu’à suer sang et eau pour un résultat aléatoire. Je sais de quoi je parle, je vis avec quelqu’un qui écrit des romans parfaits quasiment en trois semaines, en travaillant une heure de ci de là, quant à moi il m’a fallu donc près de quatre mois pour trouver une idée, encore cinq pour avoir une vague histoire et un pour écrire un chapitre. J’ai honte (mais j’ai écrit un chapitre).

Voilà c’est à peu près tout, la suite des nouvelles dès que je termine le chapitre 2 !

 

6 réponses

  1. Mais Bravo ! et respect … Franchement on peut tout pardonner concernant cette absence relative puisque tu étais toute présente pour ailleurs (hein …).

    (attention tout de même, il manque des pluriels à tes joies et tes chapitres … La fatigue te gagne et je te conseille assez rapidement de sortir le nez de tes chaussettes et de ton manuscrit pour venir prendre un café avec moi un matin prochain …)

    • Bon j’ai corrigé au moins un « s ». Mais, oui, la fatigue me guette et je relève le défi pour le café à la table habituelle !

  2. Cela fait plaisir de vous lire à nouveau sur le blog. Merci pour le lien vers l’AFCIA, je suis tout-à-fait en consonance avec ce qui y est écrit. Je ne comprends pas que des scientifiques puissent s’arroger ainsi l’avenir de l’humanité, et qu’on nous somme de subir leurs délires sous prétexte que l' »on n’arrête pas le progrès ». Sauf que là il n’y a plus de progrès… Donc toute action visant à les contrer est bienvenue ! Mais quelles sont les forces de l’association ? Est-elle liée à d’autres du même type à l’étranger ?

    • Pour l’instant nous lançons une campagne média. Nous devrions intervenir dans les médias dans les mois à venir. Nous sommes en revanche très déçu de voir qu’à part en Allemagne, nous n’avons pas ou peu d’alter ego étrangers. Car toute action sur ce sujet ne peut être qu’internationale – un peu comme pour le réchauffement climatique. Nous espérons susciter une prise de conscience et amener la question dans le débat public et politique.

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