Vacances

Les vacances en famille s’achèvent et même si je ne suis pas une inconditionnelle de ce moment de l’année (je n’aime pas la chaleur, et les hommes en tongs me donnent des crises d’angoisse – ainsi que les programmes d’été à la télé), je dois reconnaître que j’ai survécu…Vous savez donc si vous avez lu ma note précédente que j’ai failli à tous mes principes pour ces vacances qui se voulaient vertes, zéro déchets, et tutti quanti, donc je ne vous raconterai pas qu’on a tout soigné avec des huiles essentielles, qu’on a allumé des feux nous même, et acheté nos pique niques à des petits producteurs sur le bord de la route. Mais on n’a pas tout raté quand même.

Tout d’abord nous avons offert aux enfants une nuit en cabane dans les arbres. Succès à 100%, ils ont tout aimé, des moustiques qu’il fallait écraser à coup de basket (oubli du pschit à la citronnelle), aux toilettes sèches en hauteur (gros succès, sans doute le clou du séjour, voire de l’été).

Avait précédé une nuit à la ferme (dans une yourte!) grâce au réseau Accueil paysan que je vous recommande si comme moi vous avez des rêves rentrés de survivalisme et que vous voulez voir ce que cela fait de marcher dans la boue, et de traire les chèvres. Les enfants ont ainsi pu nourrir cochons, chèvres, et poules, se salir un max, et subir un cours de ma part sur les constellations (qui a été assez peu suivi, comme les autres conférences que j’ai pu donner à mon public de moins de 1m 40 respectivement sur les cathares, le réchauffement climatique, ou l’art de survivre en forêt)(je venais de lire le Wiseman).

On ajoute à cela les impondérables des vacances (intoxication alimentaire aux fruits de mer dans la voiture de location, piqûre de vive, d’abeille, de moustiques, sans compter les poux qu’on a baladés à peu près partout de Paris aux Pyrénées sans en perdre un seul sur la route, mais en en refilant à tous nos copains au passage), les levers de lune sur la montagne, et la joie de revoir mes chères Pyrénées.

Et, aujourd’hui c’est mon anniversaire (je vous ferais bien une litanie sur le temps qui passe, la maturité qu’on gagne avec les années, les leçons de la vie etc. etc., mais si je suis honnête ma pré-quarantaine ne m’inspire absolument rien), j’ai versé ma petite larme devant les cartes de vœux homemade reçues ce matin, et surtout je dis merci au moniteur de la colonie de vacances qui a embarqué notre progéniture pour une journée « plein air » (un très beau cadeau!!). Mon fils qui serait plutôt du genre « tout intérieur » était à peu près aussi ravi qu’un zadiste perdu dans un centre commercial un jour de soldes, mais je l’ai poussé d’un grand coup de coude « Tu vas voir, tu vas bien t’amuser » (#mauvaisemère). En attendant la tournée du Saint Etienne by night promise par mon cher et tendre (Saint Etienne est une destination tellement pointue que même les hipsters de mon quartier ne sont pas encore arrivés là), je vais pouvoir profiter des premières heures de calme depuis bien longtemps pour m’adonner à mes deux occupations favorites : la sieste, et la lecture de nouvelles qui font peur (j’en ai trouvé tout un stock dans la meilleure librairie d’occasion de France – qui étrangement se trouve à Foix).

Mais promis citrongingembre reprendra bientôt du service avec les sujets sérieux habituels (lectures pointues, féminisme, lutte contre le grand Capital, et écologie qui gratte).

11 réponses

  1. Qu’il est bon de lire ce billet ! Je me suis marrée … Pour moi les vacances c’est dans 15 petits jours à peine et j’ai hâte.
    Mes nerfs commencent à déconner sec, j’ai sonné ce matin chez la voisine qui nous fait ch… tous les soirs depuis des mois jusqu’à minuit avec sa gosse qui se couche à 00h00 (elle aura 3 ans en Août), crie et pleure et court dans l’appart… Je lui ai gentiment intimé de stopper tout ce bordel qui me réveille jusqu’à 4 fois par nuit (oui je me couche tôt) sinon lui ai-je confirmer « je vais devenir dingue etc ».
    Bref j’ai besoin de vacances (et d’isolement et peut être de saucisson et aussi d’un verre de vin).
    Là où je serai (le trou du cul du monde) je ne pourrai peut être pas te lire, mais je ne ferai de mal à personne (#ISOLEMENT).
    On essaie de se voir un matin avant mon départ ? je t’offre le café pour ton anniv (je voudrais pas rivaliser trop fort avec le cadeau de dingue de ton époux).

    • Ah ouais dur le coup de la voisine surtout si c’est calme chez toi en ce moment et que tu avais enfin un peu de temps pour faire des nuits tranquilles !! Sinon je crois que j’ai bu plus de rosé que d’eau cet été (sous prétexte que tant mes parents que mes beaux-parents ont découvert chacun un « rosé bio qui ne fait pas de mal »). Vivement septembre et les bonnes résolutions.

  2. Bon anniversaire, alors! (Sans enfants, aaaaah, les VRAIES vacances #mauvaisemèreaussi). Ton billet m’a remonté le moral (je sais, c’est mal, mais je suis à 2 doigts de la dépression à force de mater les photos des vacances parfaites des autres sur Instagram, alors qu’à midi, j’ai répété un milliard de fois à mes enfants d’aller s’habiller, sans succès…)
    A très bientôt pour un nouvel article sérieux, ou pas!

    • Instagram n’est qu’un outil de culpabilisation mais depuis que j’ai découvert que je pouvais faire croire que j’avais un quotidien glamour à coup de clichés de piscine et de couchers de soleils (en enlevant en effet des photos les vêtements des enfants qui traînent et la bande son à base de : « vas te coucher »), je ne me prive pas non plus (je sais c’est mal).

  3. Arghh, les poux!!! Rien qu’à te lire, je me gratte la tête! Ca avait l’air trop cool tes vacances.
    C’était peut être un peu présomptueux de lire wiseman pour affronter une cabane dans les arbres (AVEC ouatères intégrés) mais l’esprit y était!
    Joyeux anniversaire! J’espere (et ne doute pas) que ce sera l’année où tu pourras rayer de ta bucket list « avoir ecrit un livre avant 40 ans ». Bises

    • Merci !! trop cool en effet mais le mois d’août à Paris sans les enfants promet d’être cool aussi. Pour la bucket list j’aimerais bien mais au rythme où ça avance…

    • Je ne savais pas qu’il y avait un court métrage de Luc Moullet sur Foix !! J’y vais tous les ans, car j’ai une maison dans le coin, donc difficile d’être objective, mais cette nouvelle librairie d’occasion est proprement extraordinaire (comme souvent en province d’ailleurs).

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