La perfection n’est pas de ce monde

Même si à lire ce blog on pourrait croire que je suis une sorte de gourou de la respiration alternée et de la bienveillance universelle, et que je partage mon temps libre entre la relecture de Maître Eckart et le nettoyage de mon intérieur au savon noir, la réalité est quand même loin de tout ça.

Voilà les vices que je n’ai toujours pas complètement réussi à éradiquer :

Le Coca : j’ai beau savoir que c’est aussi mauvais que du plutonium radioactif, que ça acidifie l’organisme, et que ça attaque les dents, tous les jours à 16h mon corps se lève comme un zombie et va chercher sa petite canette rouge ou grise au distributeur automatique.

Le café : le café n’est pas l’ami des naturopathes pas du tout. Il fait surréagir vos glandes surrénales, vous empêche de faire de le plein de nutriments, et modifie le comportement des récepteurs de dopamine (on le comprendra j’ai lu beaucoup de choses sur le café). J’ai tout essayé  (thé de toutes les couleurs, orge grillé, Yogi Tea), je ne peux pas commencer ma journée sans ma dose de caféine.

Ma balance : J’ai beau être une femme libérée des dictats de la mode et des injonctions minceur, tous les matins je me retrouve sur ma balance avant même d’y avoir pensé.

Le smartphone : No comment.

Le faux-départ : Mettre mon réveil hyper tôt avec le projet d’aller courir ou de méditer, puis me rendormir comme une grosse larve.

La naïveté : Croire quand les enfants écoutent quand je dis « Habille toi / Vas te laver les mains / Débarasse la table ». Leur système de filtrage auditif ultra évolué leur empêche de percevoir ces phrases. Et après je finis par crier.

La médisance : Faire profiter tout le monde de mon sens de l’humour dévastateur en lançant une bonne vacherie sur un absent (dire du mal des gens dans leur dos = -500 points de karma).

Les cigarettes : Réprimander mon mari quand il fume dans l’appart avant de m’en griller une discrètement à la fenêtre. Sortir sans paquet parce que je ne fume pas mais taxer tout le monde.

La boisson : Démarrer une semaine sans alcool par une demi bouteille de vin dès le dîner du lundi soir.

L’achat compulsif: Acheter des trucs inutiles au magasin bio (comme un énième germoir – le dernier a éclaté sous la pression du gazon d’orge qui avait poussé après une semaine d’oubli, ou un diffuseur d’huiles essentielles). Acheter une énième paire de chaussure sous prétexte qu’elle durera dix ans et que comme ça j’en achèterai moins après.

Le travail : Prendre mon travail au sérieux. Pire avoir des insomnies à cause de mon travail.

La paresse : Commencer ma journée par lire mes mails ou des blogs au lieu de m’attaquer à mon travail ce qui est contraire à tous les principes de la bonne gestion du temps.

La vanité : Me réjouir quand je gagne 1% sur mon classement linked in (non mais n’importe quoi alors).

L’impatience : Jurer comme un charretier dès que j’ai les mains sur un volant et le pied sur une pédale d’accélérateur.

 

5 réponses

  1. Il est vrai que la perfection n’est pas de ce monde (moi j’ai eu beaucoup de mal a arreter de manger mes crottes de nez malgré la pression sociale de mon entourage et l’absurdité de manger bio tout en ingérant toutes les particules fines de France et de Navarre).
    Par ailleurs je suis tres coupable du péché de médisance (mais je sais pas trop si je devrais me censurer car je trouve ca bassement rigolo de grogner)

  2. On ajoutera donc mentalement à tes qualités : l’humour, l’honnêteté et l’humilité !
    Le Coca je suis étonnée, c’est bon c’est vrai mais quand même ?! Cela dit pê que Coca/café sont les 2 faces de la même pièce, la caféine (ou autre machin ultra addictif).
    J’ose même pas réfléchir à tous mes défauts, mais mon pire défaut social je pense que c’est : reprendre les gens qui font une faute de français sur le ton de Professeur Schtroumpf / Melle Martin ta prof de CP coincée – argh.

    • Oui j’ai vu mais étant trop flemmarde pour changer le nom de mon site (déjà que ça m’avait demandé pas mal d’efforts)….This town ain’t big enough for both of us.

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