Self help

Il y a trois ans de ça j’étais littéralement à ramasser à la petite cuillère. Il m’était arrivé un truc pas très drôle qui venait conclure une série d’années assez stressantes. Je ne peux pas dire que du jour au lendemain, j’ai trouvé la solution magique qui me permette d’aller mieux, mais à force d’essayer des trucs et d’autres, et de ne pas me satisfaire de mon état (non ce n’est pas normal d’être malheureux, ou inquiet, ou en colère en permanence et d’avoir besoin de bosser douze heures par jour / boire / coucher avec des personnes peu appropriées / regarder des séries / faire du shopping pour oublier), je dois reconnaître que ça va beaucoup mieux.

Dans l’ordre voilà ce qui m’a le plus aidé (et je vous épargnerai les poncifs tels que « apprécier les petits riens de l’existence », « appeler sa meilleure copine pour pleurer un bon coup » ou « rire aux éclats devant un bon film en mangeant une glace aux noix de pécan » qui sont les conseils avisés qu’on a pu me donner et qui ne m’ont servi en gros à rien) :

– Une bonne thérapie. Il y a un moment où apparemment on ne peut pas détricoter tout seul certains câblages un peu profond de notre cerveau. L’inconscient, la « partie irrationnelle de l’âme » chère à Aristote, bref appelez là comme vous voulez. A titre personnel je suis anti psy (j’ai lu tout Freud et je trouve que c’est un génie, mais je ne suis toujours pas trop sûre que ça marche), donc je suis passée par des méthodes alternatives. Mais il n’y a pas de règle, l’important est de choisir une personne en qui vous avez confiance, et une méthode qui produit des résultats. Vous DEVEZ voir un mieux avant et après, et cela n’a pas à durer dix ans.

– Lire des tonnes de livres de développement personnel et des blogs.

– Tenir un journal. Hyper important. Je m’en sers pour écrire quand ça ne va pas, démêler une situation compliquée, faire des plans de vie, noter où je veux être dans x années (un indice : cela ne se réalise jamais comme on veut).

– M’intéresser au sport et à la nutrition. Beaucoup de choses ont changé quand j’ai commencé à modifier mon alimentation. Alors que je mangeais machinalement, sans trop réfléchir à ce que j’ingérais, avec de temps en temps un vague stress face à ma balance, j’ai compris qu’on était littéralement ce qu’on mangeait. Donc qu’une alimentation bien choisie, équilibrée, sans toxiques, pouvait transformer de façon spectaculaire mon niveau d’énergie. Idem pour le sport. Une chose est sûre : notre vie sédentaire nous enlève des points de vie. Donc quelle que soit l’activité qu’on choisisse (yoga, aviron, ménage, trottinette, Velib….), plus on se bouge, mieux on se porte.

– Me bouger pour faire des choses qui m’impressionnent, ou que je me pensais pas capable de faire, de manière générale essayer régulièrement des choses nouvelles dans différents domaines (professionnels, sportifs, spirituels…). Ca peut être : changer complètement de travail renouer avec des amis pas vus depuis longtemps, essayer une nouvelle activité, partir en voyage dans une nouvelle destination.

– M’accorder du temps pour moi. Partir seule un week-end (ou une journée), sécher le bureau une matinée pour aller marcher dans les rues, passer une soirée au calme avec un bouquin… La solitude et les activités introspectives sont indispensables pour développer sa créativité et se ressourcer en profondeur.

– Accepter de changer, de perdre certains amis, de ne plus être la même personne qu’autre fois, de ne plus m’intéresser à ce qui me passionnait avant, de renoncer à certains rêves qui ne me correspondaient plus.

– M’inspirer de gens qui avaient surmonté des épreuves pires que les miennes et qui s’en étaient servi pour aller de l’avant.

Et vous? Qu’est ce qui vous a le plus aidé?

PS Je suis consciente que le ton de cette note est un peu grave, c’est pour cela que la prochaine fois nous parlerons de l’importance d’une alimentation alcaline pour éradiquer mycoses et infections.

3 réponses

  1. J’attends en trépignant d’impatience l’article à venir sur les mycoses (commentaire non sarcastique en plus)!
    Je pense que pour aller mieux les conseils des autres (carpe diem, ragnagna etc) ne sont souvent pas très utiles et que la seule solution vient de nous même (et des listes de choses à faire)

    • Mais ouais power of the list on ne le dira jamais assez ! Pour les mycoses c’est un sujet PHARE. Je crois malheureusement que ça vient presque entièrement de l’alimentation, et qu’il faut arrêter presque toutes les bonnes choses.

  2. Ce qui souvent me sauve quand j’ai le pied au bord de la falaise, c’est le rire, la dérision aussi … Bien évidemment ça ne soigne pas vraiment en profondeur un mal qui continue d’ourdir en secret mais ça permet de tenir la bête à distance.
    Après ça, je dirais que je partage aussi tes remèdes (j’en ai posté de fameux aujourd’hui …), la lecture, le temps pour soi, la nutrition, l’activité quelle qu’elle soit … et je ne cache pas que le fait d’avoir des enfants est aussi souvent un sacré moteur !

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