5 livres qui ont changé ma vie

Hello les gens.

Non je n’ai pas abandonné ce blog !! J’étais tout simplement en vacances, dans l’Aveyron, vacances qui à coup de saucisson, de fritons (mmm), et de chèvre de Rocamadour ont mis à bas mes habitudes végétaliennes, mais promis je vais me reprendre (ou pas).

Outre les trois kilos pris de rigueur (mais promis je ne me lancerai pas dans un régime de printemps, ni une cure express detox), j’ai aussi pas mal couru dans la nature (beaucoup plus ennuyeux qu’en ville), lu Saint Augustin, et mis à l’épreuve mes rêves récurrents de survivalisme (comme je crie encore à chaque fois que je croise un lombric, j’en ai déduit que je n’étais prête ni pour le potager, ni pour le composteur, ni pour les toilettes sèches, je vais donc mener une vie riche en bilan carbone et en énergie non renouvelables pendant quelques temps).

Puis après sept heures de route (ponctuées de « On arrive quand? » et de « Trois heures trente c’est combien de minutes? »), j’ai retrouvé avec joie le bitume parisien.

Et donc je suis de retour sur ce blog. Aujourd’hui on va parler livres. Mais pas n’importe quels livres. Des livres qui vont aident vraiment à changer votre point de vue sur les choses ou qui vous décrassent quand vous allez mal. En tous cas avant d’aller dépenser des sous chez un psy (qui ne vous écoutera pas) ou de vous acheter des chaussures, essayez donc ceux-là :

NB : je cite les livres en anglais, parce que je lis le plus souvent en anglais. Ils ont tous été traduits, mais les traductions sont en générale calamiteuses, donc si vous avez la chance de maîtriser la langue de Shakespeare, n’hésitez pas.

1. Loving what is de Kathie Byron.  Katie Byron enseigne aux Etats Unis une méthode de travail sur soi originale, fondée sur une série de questions auxquelles il faut essayer de répondre, afin de démêler les problèmes et les situations douloureuses de sa vie. Vous vous en doutez on arrive vite à une conclusion new-agesque du type « ton problème, man, ce n’est pas ce qui t’arrive, c’est la façon dont tu le perçois » MAIS les exemples de dialogues sont étonnamment vivants et convaincants (certains m’ont fait éclater de rire, d’autres m’ont tiré des larmes) pour qu’on aie envie d’essayer. Et CA MARCHE. Utile dans un certain nombre de situations types conjoint qui ronfle / collègue de travail qui glande / enfant qui braille / queue qui n’avance pas au Monoprix, mais il y a des exemples beaucoup plus tragiques et impressionnants.

2. The artist way de Julia Cameron. Je le relis régulièrement quand je m’ennuie le dimanche après-midi ou quand j’ai l’impression que ma vie n’a plus aucun sens parce que j’enchaîne les réunions puis les couloirs du métro. The artist way est un parcours en douze semaines qui vise à « réveiller l’artiste qui est en vous ». En gros, ne pas se juger, trouver du temps pour faire les choses qui nous inspirent, remplacer les moments de divertissement par des moments où on fait quelque chose de ses mains (écrire un poème, ou cuire une tarte au pomme), s’essayer à ce qui nous inspire sans se préoccuper du résultat, retrouver de la légèreté sans enjeu de performance…Malgré de nombreux aspects new-agesques, une lecture vivifiante, qui je l’espère vous fera remettre la main sur les morceaux que vous aviez enregistrés à quinze ans afin de leur donner une suite.

3 Les Evangiles. Bon alors là, je sais que j’aborde un sujet tabou. C’est comme le Capital de Marx, tout le monde croit les connaître, mais personne ne les a vraiment lus. Si votre êtes chrétien, votre vision de ces textes sera forcément polluée par vingt siècles de dogme, et puis comme vous les entendez tous les dimanche à la messe, vous avez un peu l’impression d’en avoir fait le tour. Si vous êtes athée, vous serez forcément énervé par les nombreuses mentions du nom de Dieu, et par les à côtés folkoriques d’un culte que vous jugez au mieux ringard au pire incompréhensible (la Trinité? la virginité de Marie? seriously?).  Pourtant outre leur évident intérêt historique, les Evangiles sont à lire et relire d’abord pour la beauté du texte, et ensuite la puissance des enseignements qui y sont livrés (et ce quelle que soit vos convictions religieuses). Et puis après vous pourrez toujours citer en réunion « voyez les lys des champs, ils ne filent ni ne tissent », ou « mon royaume n’est pas de ce monde », so chic (en grec, ou dans le latin de la Vulgate, pour être encore plus cool).

4. La mort et l’occident de Philippe Ariès. Ce n’est pas un livre de développement personnel,  c’est le livre d’un historien qui étudie les rituels funéraires du Moyen Age à la société moderne (le livre s’arrête aux années 50 ou 60, mais tout ce qu’il dit est encore plus vrai aujourd’hui).  En gros Philippe Ariès décrit comme on est passé d’une mort vécue comme un évènement naturel de la vie (le pendant de la naissance) et à un deuil très ritualisé (rassemblement de la famille au moment de l’agonie, dernières volontés, période de deuil, exposition du corps), à une mort rendue taboue, qui se passe le plus souvent dans la solitude d’une chambre d’hôpital, et à un enterrement qui ressemble plus à l’expédition d’une formalité. Pour moi ça a été une lecture fondamentale, je crois que ça m’a permis de penser beaucoup plus aux deuils que j’avais pu traverser, et de comprendre pourquoi on vivait finalement si mal la mort dans la société actuelle.

5 Conversation with god, de Neale Donalde Walsch. Bon alors là je vais peut-être perdre le lecteur français cartésien (qui relira avec profit les Pensées de Pascal), parce qu’on tape dans l’épicentre du new age américain. J’ose à peine vous livrer le pitch de ce livre : Neale Donald Walsch suite à une grave crise personnelle, se retrouve à écrire sous la dictée, un dialogue avec …Dieu qui durera trois volumes. Peut importe qu’on croit que l’ensemble est sorti du cerveau malade d’un illuminé, ou qu’il agisse d’un message des extra-terrestres, c’est un texte d’une grande portée, très puissant et souvent drôle. Avec tous les côtés énervants des livres écrits par les américains (il faut toujours qu’ils règlent leurs comptes avec le sexe et l’argent). Bref si le pitch ne vous rebute pas trop, lancez vous, vous ne devriez pas le regretter. Sinon, continuez à lire Pascal.

Et…j’en ai pas parlé mais ils sont bien quand même : The power of now de Eckart Tolle, The way of the peaceful warrior de Dan Millman, n’importe quel livre de vulgarisation sur la physique quantique (devrait s’il est bien fait vous empêcher de dormir pendant quelques nuits), tous les livres de Chogyam Trungpa….

 

6 réponses

  1.  » chez un psy (qui ne vous écoutera pas)  »
    certains écoutent !!!
    (ok, je n’ai aucun sens de l’humour… et 67 paires de chaussures !)

  2. Salut ! Je viens de découvrir ton blog que j’ai entièrement parcouru durant mon après midi de « travail ». Humhum, bon je suis en stage, toute la journée devant un pc pour 250€/mois alors forcément faut remplir les journées !
    Donc j’ai adoré tes articles très sympas qui traitent exactement des sujets qui m’intéressent. j’ai également une longue liste de livres à lire mais apparemment tu es plus forte que moi pour en venir à bout !
    Ce genre de blogs est pour moi d’utilité publique, dommage qu’apparemment il soit si peu connu. Si je me base sur le nombre de commentaires. Quoique ce n’est peut être pas révélateur si les gens sont comme moi. Je découvre un nouveau blog, je lis tout d’une traite du coup ça prend des heures et j’ai pas vraiment le temps de laisser de commentaires… oups
    Bisous et bonne continuation !

    • Merci Laura! Heureuse que ton temps de stage serve à quelque chose d’utile et que les sujets te parlent;) C’est vrai que je ne bosse pas beaucoup pour faire connaître ce blog..ça fait partie de mes résolutions pour la suite.

  3. Et les 4 accords toltèques! Alors, oh ?
    Si c’est comme cela, je ne te prêterai pas mon YoYo (Yolande Duran Serrano, que tu vas adorer)

  4. Conversation avec Dieu, même en français, c’est vraiment fort. Mais il faut le lire après pas mal d’autres opus pour bien comprendre (intégrer en soi, pas survoler, et appliquer).
    NDW est mon nouvel ami à vie : merci sister.

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