Echouer pour réussir

dilb

Hello les gens.

Introducing un de mes livres de développement personnels préférés.

Mais surtout parce que tout est dans le titre.

Savoir se planter, c’est essentiel pour réussir. C’est que raconte Scott Adams (avec pas mal d’autres choses intéressantes). Ou pour citer Bob Dylan « There’s no success like failure ».

Mais soyons humain, personne n’aime l’échec. On est tout simplement pas programmé pour cela. Quoiqu’on en dise, personne n’aime servir un plat immangeable à un dîner de douze personnes (tout ça parce qu’on a voulu tenter l’impossible, au lieu de faire des spaghettis), redoubler une classe et perdre tous ses copains, rater son permis et continuer à prendre le bus, ou encore monter sa boîte et finir ruiné.

J’en suis l’exemple criant. Quand j’étais petite à l’école j’avais toujours 12/10 (j’y peux rien, c’était trop facile). Résultat : je n’ai jamais vraiment appris à fournir un effort intellectuel, ni à persévérer quand c’était difficile. Ensuite on m’a naturellement orienté vers le haut du panier du système scolaire français. Résultat numéro deux : je n’ai jamais réfléchi à ce que j’aimais faire, à quel genre de travail avait de la valeur pour moi et la société, et même à ce que travailler signifiait au fond (pour moi travailler = avoir de bonnes notes + quelqu’un qui vous met une tape sur la tête, en vous disant « bravo c’est bien »). Je me suis ensuite retrouvée dans une grande entreprise dans un boulot que je n’aimais pas tellement, mais comme j’avais l’impression que je ne savais rien faire d’autre, et que je ne supportais pas l’idée de me lancer dans quelque chose que je ne savais pas faire (ce qui aurait signifié me planter, et donc avoir une MAUVAISE NOTE), eh bien je ne tentais rien. Résultat : frustration, heures perdues sur internet, sexe au bureau avec les mauvaises personnes, haine de la vie professionnelle, mauvaise estime de soi, etc. etc.

Tout a changé quand j’ai compris que pour être heureux, il fallait accepter d’être temporairement malheureux. C’est à dire sortir de sa zone de confort, faire des choses qui me faisaient peur, où je risquais de me ridiculiser et que je ne savais pas faire. Maintenant ça va mieux, merci, et voilà ce que j’en ai appris :

Règle numéro un : après un bon gros plantage, au lieu de gémir, on se dit la phrase magique « Bon que faudra-t-il faire différemment la prochaine fois » et on fait une liste de quelques points à appliquer. Puis on fait différemment (sinon à quoi bon?). On se re-plante, et on recommence l’étape un (quelques itérations devraient vous mener à la fortune, à condition de le faire sérieusement).

Règle numéro deux : on oublie l’opinion des autres. Même si on a l’impression de se ridiculiser en parlant en public, en foirant une négo commerciale, ou en demandant quelque chose qu’on est sûr de ne pas avoir, en général alors qu’on pense vivre le pire moment de sa vie, les autres eux, pensent à leur liste de course, où au film qu’ils vont louer sur Netflix le soir. En gros, personne ne s’intéresse tellement à vous, alors bon c’est pas la peine de faire tout un fromage.

Règle numéro trois : on se donne des challenges réguliers et variés. S’inscrire à des vacances bizarres, se porter volontaire pour un projet difficile au boulot, accompagner une copine à la salle de boxe ou d’escalade, vous inscrire à une audition de piano… Le jour J, vous allez vous maudire, mais après vous serez très fier(e) de vous. Comme dirait Aristote « Une âme morte est une âme habituée ».

Règle numéro quatre : on essaie d’essuyer un refus par jour. On demande des trucs qu’on ne pense pas possible jusqu’à ce que quelqu’un vous dise « non ». Essayez, vous serez étonné.

Règle numéro cinq : on demande des conseils. Cherchez des gens qui semblent maîtriser un tant soit peu mieux que vous le domaine dans lequel vous vous lancez, et allez y. En général les gens adorent parler d’eux, se sentir important, et se sentir bon dans quelque chose. Et en plus de vous faire des amis à peu de frais, leurs conseils vous seront peut-être utiles.

Règle numéro six : on choisit son sport. Plutôt un sport avec des chutes, comme l’équitation, l’escalade ou les sports de glisse. Se ramasser régulièrement au sens propre, puis remonter en selle avec plein de bleus.

Règle numéro sept : on ne cherche pas à avoir raison à tout prix et à prouver que si ça n’a pas marché, c’était la faute des autres (ou de la météo, ou de la fatalité). Mais on ne passe pas non plus des heures à se traîner dans la boue (« Je suis une râclure humaine ») : fausse modestie = orgueil mal placé. On se tait, on note ses pensées dans son petit carnet, comme Marc Aurèle et on avance.

 

2 réponses

  1. très intéressant ce billet et je partage bien volontiers l’idée selon laquelle il faut savoir faire de ses échecs des sources de réussite à condition bien évidemment de faire l’effort de relecture (un peu comme chez les jésuites, au quotidien) le plus objectif possible…

    • Hé hé je me dis souvent que les Exercice Spirituels enfoncent tous les ouvrages de développement personnel possibles et imaginables. Sur l’échec, oui, c’est quelque chose d’assez profond. De comprendre que l’échec ne veut rien dire en soit, que le problème c’est la représentation qu’on en a, et donc qu’il faut mieux se focaliser sur les efforts qu’on fait et le chemin à suivre que sur le résultat…Mais il m’a fallu pas mal d’années pour commencer à le comprendre.

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