Printemps épisode 3 : j’arrête de râler

Bon là je m’avoue que je m’aventure dans un terrain marécageux. Autant pour ce qui est de ranger mes placards, ou de manger moins (souvent), je suis en domaine connu, autant sur le fait de moins râler, là je touche à mon ADN.

Ce qui m’a inspiré, c’est l’expérience de Christine Lewicki. C’est TRES SIMPLE sur le principie. Vous mettez un bracelet (ou n’importe quoi d’autre) à votre bras. Dès que vous criez, râlez, hurlez, ou critiquez, vous changez le bracelet de bras. L’idée étant de tenir 21 jours. Personnellement je ne crois pas que 21 jours suffise pour implanter une habitude, mais par contre, en râleuse professionnelle (au volant, dans la queue des magasins, au bureau…) et mauvaise mère de compète (pas de repas chez nous qui ne se termine par un « ET TU VAS DANS TA CHAMBRE », suivi d’un coup de pied au derrière (eh oui nous ne respectons pas les normes européennes en matière de fessée)), je pense que nous tenons un challenge de difficulté majeure en ce qui me concerne. Mais je vois sur le blog de Christine que certains ont mis presque un an à tenir leurs 21 jours sans râler, alors pourquoi ne pas se mettre dans la course aussi.

Ayant pris cette résolution ce matin au réveil, j’ai dû presque immédiatement changer mon bracelet de bras une heure après pour une sombre histoire de toasts pas assez grillés au petit déjeuner (ET TU TE CROIS A L’HOTEL OU QUOI?). Mais j’ai ensuite tenue toute la journée, en effet, sans râler, et tout s’est bien passé (il faut dire que c’était le week-end, et qu’on n’avait pas grand chose d’autre à faire que glander, alors la difficulté était moindre).

Pourquoi je fais ça ? je pense sincèrement que râler, dire du mal des gens, ou crier sur ses enfants ne sert à rien du tout, à part mettre tout le monde de mauvaise humeur, et diminuer son karma. Quand on le fait, c’est qu’on est dépassé par ses émotions, qu’on  essaie de régler des frustrations ou des angoisses qui n’ont rien à voir avec la situation présente, ou qu’on répète un modèle vu ailleurs (chez ses parents par exemple). Mais quand on le fait, c’est aussi qu’on n’a pas le choix, parce qu’on obéit à une sorte de réflexe pavlovien.

Ayant lu et relu « The power of now » d’Eckart Tolle, j’arrive assez bien à gérer avec calme et délicatesse les désagréments de la vie adulte (lettre des impôts, queue excessive au supermarché, réunion interminable…). Du moins je m’en suis persuadée. En revanche mon cerveau reptilien reprend systématiquement le dessus quand j’interagis avec des enfants, ou avec des conducteurs automobiles (et aussi : quand mon boulot me stresse, ou que je n’ai pas assez dormi, ou qu’il y a du bruit, ou que j’ai l’impression de manquer de temps ou…bon ok, presque tout le temps en fait). Rien à faire, j’ai beau respirer par le ventre, et faire grandir un lotus dans mon coeur, je m’énerve à la vitesse de la lumière. J’ai pas trop de solutions au jour d’aujourd’hui pour faire face à ces situations (à part tripoter ce petit bracelet), je vais voir au fur et à mesure ce qui marche ou pas. D’ici là si vous avez des trucs, n’hésitez pas !

5 réponses

  1. Aïe ! sujet épineux … je ne râle pas souvent, du moins je ne pense pas râler souvent (en tous les cas pas derrière le volant de ma voiture parce que je ne conduis pas !), mais « je dispute » ça c’est vrai et je soupire. C’est peut être ça la solution : un bon gros long soupir plutôt que de râler ?
    En ce moment moi j’essaie de revenir à « plus de fessée » je trouve ça tellement facile de mettre une fessée à plus petit que soi non ? que j’ai honte de le faire à mes enfants … Du coup je dispute et je soupire et je serre les dents, t’imagines pas à quel point ! Bon bref, je t’aide pas beaucoup là … bon courage quand même 😉

    • Moi aussi la fessée ça a été mon gros point noir ! j’ai réussi à m’en passer mais il y a quand même plein de fois où les conflits entre les plus de 1m30 et les moins de 1m30 se soldent dans la violence et la non concertation 😉 Cela dit déjà observer les situations où on perd son calme ça m’aide, parce que cela me permet de prévoir le coup (même si après je m’énerve quand même).

  2. Ca a l’air bien comme résolution (moi aussi je grogne tout le temps, j’ai parfois l’impression d’etre caroline dans nos jours heureux, quand elle répond « dans ton cul!! » a son male qui lui demande ou sont les clés de la voiture)

  3. Pluton sur l’ascendant, sister. Tu n’as pas fini de le tourner ton bracelet….
    Mars sur l’ascendant, j’arrête de lutter moi, j’essaye de mieux employer cette énergie (amen)

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