Pourquoi je ne vais plus chez le médecin

Alors déjà la réponse évidente, c’est que j’y suis déjà beaucoup trop allée à mon goût. Pour moi ou pour mes proches. Des trucs pas graves du tout, d’autres qui auraient pu l’être et un ou deux épisodes franchement pas drôles m’ont lassé plus vite que la moyenne du corps médical et des heures que j’ai pu passer en consultation de routine, ou chez divers spécialistes. Pour, la plupart du temps, des avis contradictoires, un grand sentiment d’impuissance, pas mal de stress, et des tas d’examens à l’utilité relative (mais qui ont coûté très cher à la sécu).

Aujourd’hui, tout va bien merci, mais j’ai fini par comprendre que la maladie, ce n’était pas un bouton sur lequel on appuyait, pour que la machine vous crache « voilà ce que vous avez, et voilà le traitement, ça fera tant ». C’est un phénomène très complexe, sur lequel on ne sait pas grand chose, en fin de compte, en tous cas moins que ce que la médecine occidentale prétend savoir. Qu’il y a des liens assez puissants évidemment entre le corps et l’esprit, entre certains traumatismes émotionnels, et le fait de développer ensuite telle ou telle pathologie. Qu’on ne maîtrise pas loin de là tous les facteurs environnementaux, l’alimentation notamment. La médecine c’est aussi le business énorme de l’industrie pharmaceutique, qui a intérêt à promouvoir un médicament ou un traitement (et donc la pathologie du même nom) pour pouvoir le vendre. Est-ce que c’est normal de repartir de chez les médecins avec un plein sac de médicaments, qu’on va jeter pour la plupart parce que les boîtes ne seront pas terminées, pour un petit rhume ou une gastro, qui serait passée d’elle même en trois jours?

Maintenant je ne vais plus chez le médecin. J’ai revu de fond en comble mon alimentation, je fais du sport et du yoga. Et je surveille beaucoup plus mon état de forme. Dès que je me sens ne serait-ce qu’un peu fatiguée, j’annule mes soirées et j’essaie de faire une nuit de huit ou neuf heures. Je prends des compléments alimentaires, du magnésium notamment. J’essaie d’alléger mon emploi du temps, d’en faire moins (très difficile pour une hyperactive comme moi), j’annule les séances de sport fatigantes et à la place je fais plus de yoga. En général, cela suffit.

Sinon, je sors l’arme de pointe : la cure de citron. Un jus de citron dans de l’eau chaude avec du miel, et éventuellement cannelle et gingembre, deux à trois fois par jour. Bateau, comme remède, mais radical. Ou un verre de chlorure de magnésium pendant cinq jours (beaucoup moins agréable mais efficace aussi).

Ensuite il faut accepter d’être malade. La maladie est une réaction du corps face à une attaque extérieure (un virus par exemple), ou un déséquilibre. Mais notre corps sait parfaitement se soigner tout seul, quand on le laisse un peu tranquille. Il faut accepter de n’être bon à rien pendant un jour ou deux, de se mettre au fond de son lit, et de dormir le plus possible. Et jeûner, en buvant suffisamment, idéalement du bouillon de légume, mais sinon des tisanes. Hyper important le jeûne. On élimine des toxines, on ne dépense pas d’énergie à digérer, et à la place on peut lutter contre le vilain microbe qui nous a mis KO. C’est au contraire quand on essaie de continuer à vivre comme d’habitude (courir à des tas de rendez-vous, vider le paquet de haribos( NON je ne vois pas de quoi vous voulez parler), faire du shopping dans un magasin bondé, prendre le métro, sortir) tout en se bourrant de Doliprane, qu’on va traîner pendant dix jours un virus qui serait parti en 48 heures. Normalement, avec ça vous venez à bout de 95% des maux de l’hiver. En rajoutant, dès qu’on a un rhume, lavages de nez obligatoires au Sterimar, et inhalation de thym. Pour la toux, citron chaud avec beaucoup de miel (marche très bien pour les vilaines quintes au milieu de la nuit). Pour les gastro, jus de citron, toujours lui en petites quantité. Et eau du riz, un classique qui a fait ses preuves.

Alors évidemment, du repos et du liquide, ce n’est pas très spectaculaire comme façon de se soigner. Et évidemment si vous avez quelque chose de plus grave que le rhume de votre collègue de bureau ou la grippe de la saison, cela ne vous dispensera pas de pousser la porte d’un cabinet médical. Mais de toutes façons, si vous suivez les conseils de départ (dormir un max, manger intelligemment, diminuer le sucre, et l’alcool, faire du sport, et ne plus se pourrir la vie pour des choses qui n’en valent pas la peine (les hommes, les parents, ou le boulot)), vous ne serez de toutes façons quasiment malade.

Si cet article vous a intéressée, je vous conseille vivement la lecture de « Ma pharmacie naturelle » de Yves Donadieu, chez J’ai lu. L’auteur qui est médecin explique comment il a pris ses distances avec la médecine allopathique, et outre des tas de remèdes de grand mère hyper cool à base d’ail ou d’argile verte, il éclaire le cadre dans lequel la maladie se développe, et donne des tas de conseils pour améliorer sa résistance naturelle.

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